Économie d’énergie : l’éclairage des parties communes

Les dépenses d’éclairage des parties communes font partie des charges communes qui sont partagées entre les copropriétaires au prorata des tantièmes détenus. Diminuer les dépenses d’éclairage est non seulement une nécessité économique mais aussi un enjeu écologique. Pour éviter tout gaspillage, quelques astuces peuvent être utilisées et permettre de limiter les frais.

Économie d’énergie : l’éclairage des parties communes

Réduire la minuterie extérieure et intérieure

S’il pouvait suffire auparavant de responsabiliser les copropriétaires en leur demandant d’éteindre derrière eux la lumière du local à poubelle ou celle de l’escalier, ce type de solution ne résiste pas aux usages modernes ni au mode de fonctionnement des grosses copropriétés. Depuis bien longtemps déjà, des minuteries permettent de réguler l’éclairage des parties communes, évitant que couloirs, escaliers ou parkings soient éclairés inutilement pendant des heures.

L’astuce pour réaliser des économies d’énergie consiste tout simplement à réduire la durée de la minuterie, même de quelques secondes. Une minuterie un peu plus courte, par exemple d’une durée d’une minute, est généralement bien suffisante pour se déplacer et permet en revanche de réaliser de substantielles économies dans la durée.


Diminuer la puissance de l’éclairage

Etre éclairé ne doit pas forcement vouloir dire être fortement éclairé. Bien souvent une ampoule moins puissante suffit largement à voir et à être vu.

En diminuant la puissance de l’ensemble des ampoules des parties communes, le gain en énergie sera très impressionnant.

Ce principe peut également être appliqué aux blocs sécurité qui certes sont dans un mode de consommation assimilable à la veille mais fonctionnent en permanence.

=> Attention toutefois à respecter le niveau d’éclairement minimal obligatoire prévu à l’article 14 de l’arrêté́ du 01/08/2006 pour assurer l’accessibilité des bâtiments d’habitation collectifs.

Celui-ci doit être au moins de :

- 20 lux pour les cheminements extérieurs, les places et cheminement piétons des parkings extérieurs ;

- 50 lux dans les places et circulations piétonnes des parcs de stationnement couverts ;

- 100 lux pour les coursives et les circulations intérieures horizontales ;

- 150 lux pour les escaliers et les équipements mobiles.


Installer des détecteurs de présence : à l’extérieur et à l’intérieur

L’inconvénient du raccourcissement de minuterie est le risque de se retrouver dans le noir entre deux marches et loin de tout interrupteur permettant de réactiver la minuterie. L’alternative consiste à mettre en place un autre dispositif très efficace et qui fait merveille : le détecteur de présence. Avec lui, les éclairages ne fonctionnent que lorsque la présence d’une personne a été décelée, permettant ainsi d’éclairer à la demande les parties communes : hall d’entrée, escaliers et couloirs, mais aussi parkings souterrains ou extérieurs. Découpés en zone, les éclairages à détecteurs de présence permettent en quelque sorte de suivre le déplacement de la personne et de s’éteindre progressivement derrière elle.

 

=> Attention cependant à respecter la règlementation accessibilité qui selon l’article 14 de l’arrêté du 01/08/2006 prévoit que l’extinction doit être progressive lorsque la durée de fonctionnement du système d’éclairage est temporisée. Ainsi, en cas d’utilisation de systèmes d’éclairage à détection de présence, « la détection doit couvrir l'ensemble de l'espace concerné et deux zones de détection successives doivent obligatoirement se chevaucher. »

Installer des détecteurs de lumière du jour

Les capteurs de lumière permettent de réguler l’éclairage électrique en détectant le niveau d’éclairement d’une zone donnée, naturellement éclairée par la lumière du jour, par exemple le hall d’entrée, ou une cage d’escalier bénéficiant de fenêtres. Ainsi dès que l’éclairement naturel diminue, les capteurs le détectent et l’éclairage artificiel prend le relais.

Les capteurs de lumière peuvent être associés aux détecteurs de mouvement, rendant le dispositif encore plus efficace.

 


Choisir des lampes à LED

Certains types de lampes comme les fluo compactes, consomment davantage d’énergie que d’autres mais en plus elles supportent moins bien les opérations successives de marche/arrêt nécessaires dès lors qu’une minuterie ou un autre système de temporisation de fonctionnement a été installé. Au contraire, les lampes à LED résistent très bien à ce type d’usage.

Bien que plus chères à l’achat, les lampes à LED sont beaucoup moins énergivores et permettent de réaliser des économies d’énergie. Par ailleurs, leur durée de vie est très longue, ce qui rentabilise très vite l’investissement.

Le choix de lampes à LED pour l’ascenseur est particulièrement judicieux, d’autant plus avec l’obligation pour les cabines d’ascenseur de rester éclairées en permanence la nuit, à moins qu’un détecteur de présence soit installé et permette d’allumer l’éclairage automatique à l’ouverture des portes palières.

 

Privilégier les éclairages naturels

A chaque fois que cela est possible, il est bon de prévoir des sources de lumière naturelle afin d’éviter d’avoir recours à l’éclairage en pleine journée. Si un éclairage naturel peut assez facilement être réalisé dans le neuf, selon la configuration de l’immeuble, l’opération peut s’avérer plus complexe dans un bâtiment existant si des murs mitoyens existent de chaque côté ou si la façade ne peut être percée, pour des questions architecturales.

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