Peinture intérieure : quelle peinture pour quel usage ?

Lorsqu’il s’agit de peindre ou repeindre l’intérieur de la copropriété, qu’il s’agisse des parties communes ou des parties privatives, il existe un grand nombre de sous-couches, de peintures et de finitions. Le support du mur sur lequel est appliquée la peinture doit aussi être pris en compte, ainsi que l’espace dans lequel il se trouve.

Peinture intérieure : quelle peinture pour quel usage ?

Une peinture monocouche ou bicouche ?

Pour recouvrir entièrement le mur, certaines peintures s’appliquent en plusieurs couches alors que d’autres n’en nécessitent qu'une seule. L’avantage d’une peinture monocouche est donc qu’elle s’appliquera en une seule fois pour donner le même résultat qu’une peinture bicouche.

 

Cependant, si la pigmentation de la peinture monocouche est plus élevée que celle de la peinture bicouche, cette dernière aurait tendance à mieux tenir dans le temps. Ainsi, si vous passez par un professionnel pour la peinture intérieure de la copropriété, qu’il s’agisse d’un bâtiment en construction ou d’une rénovation, ce dernier devrait normalement vous conseiller de passer une peinture bicouche pour cette raison.

Quel que soit le type de peinture choisi, il est dans tous les cas fortement recommandé de passer une sous-couche.

 


La sous-couche intérieure

Avant de nous intéresser aux différentes peintures intérieures existantes, voici quelques informations concernant la sous-couche à passer, étape qui garantira le résultat final et qui dépendra notamment du support sur laquelle elle sera appliquée. C’est en effet elle qui garantira l’aspect final. Avant cette étape, il sera nécessaire de passer de l’enduit pour boucher les trous ou combler les éventuelles différences de niveaux.

 

Le primaire d’accrochage qu’est la sous-couche permet de lisser les dernières irrégularités tout en opacifiant le support.

  • Pour les murs intérieurs et les plafonds : une sous-couche universelle est la solution économique lorsqu’il s’agit de peindre la copropriété dans son ensemble au moment de la construction de l’immeuble. Elle offre une bonne qualité d’adhérence sur le ciment, les enduits, le plâtre, le bois aggloméré et les plaques de plâtre cartonnées. Elle peut être appliquée quelle que soit la peinture qui viendra la recouvrir. Elle masque les dernières imperfections légères du mur.
  • Repeindre un mur déjà peint : pour appliquer une nouvelle couche de peinture par-dessus une ancienne, si la couleur précédente était foncée ou vive, il est impératif de passer une sous-couche couvrante. Pour une peinture à effet, il faudra appliquer une sous-couche lisse ou granitée. Ces trois types de primaires d’accrochage conviennent sur plaques de plâtre, bois, toiles de verre peintes et plâtre.
  • A appliquer sur une plaque de plâtre : la sous-couche spéciale plaque de plâtre permet d’effacer la démarcation des plaques. De plus, leur surface est poreuse et n’accrocherait pas suffisamment la peinture. Il s’agira d’une sous-couche différente si la plaque de plâtre est cartonnée, le produit la durcira afin de l’uniformiser.
  • A appliquer sur un revêtement décoratif (carrelage mural, papier peint vinyle épais, support PVC, crépi, enduit à cirer, stratifié, verre) : une sous-couche imperméabilisante est indispensable pour l’adhérence de la peinture. Pour le verre, le carrelage, le PVC et le stratifié, il existe également des sous-couches spéciales.
  • A appliquer sur un revêtement bois : différents types de sous-couche existent selon les types de bois et leurs essences. Cette étape est indispensable pour que le bois puisse respirer sans pour autant permettre des remontées de résines.
  • A appliquer sur les métaux : ce type de sous-couche ne sert pas uniquement pour que la peinture adhère mieux, mais aussi et surtout pour éviter la rouille ce ceux-ci.
  • Sur des plastiques comme le polyéthylène, le polypropylène, le plexiglas et le polycarbonate, les sous-couches ne se fixent pas.

Dans les parties communes de la copropriété, les caves, sous-sols et laveries sont des pièces sujettes à l’humidité. Lors de la construction du bâtiment, outre les salles de bain et cuisines, il faut aussi penser à ces endroits pour appliquer la sous-couche adéquate au pièces humides.

 


Les peintures intérieures

Lorsque l’on parle de peinture intérieure, cela comprend tout aussi bien les murs que le plafond, voire même le sol. Avant de choisir quelle peinture appliquer, un professionnel vous interrogera d’abord sur le support à peindre (mur en béton, plaque de plâtre, papier-peint). En effet, ce dernier influera aussi bien sur le choix de peinture que la façon de peindre. Il existe différentes catégories de peintures intérieures pour votre copropriété :

  • La peinture glycéro. Il s’agit d’une peinture à l’huile dont l’utilisation est principalement réservée aux pièces qui se salissent vite et aux pièces humides. En copropriété, elles sont adaptées pour la cave, mais aussi les salles de bains et les cuisines.
    Très résistante, c’est une peinture facilement lessivable. Son pouvoir couvrant est idéal pour dissimuler un mur foncé. Si elle est peu utilisée du fait des désagréments engendrés par les odeurs émanant pendant son temps de séchage et à son effet polluant, elle demeure une solution idéale pour peindre du papier-peint de par le côté texturé de ce revêtement. Attention, la technique d’application est complexe pour un beau rendu.
  • La peinture acrylique. Il s’agit d’une peinture à l’eau. Sans odeur, elle a l’autre avantage de s'appliquer sur tous types de revêtements en intérieur et dans toutes les pièces. Côté inconvénient, elle est plus difficilement lessivable.
  • La peinture epoxy. Il s’agit d’une peinture à l’huile. Imperméable, ce type de peinture est très résistant et convient tout particulièrement pour l’extérieur. C’est aussi une solution de peinture intérieure qui s’adapte à tous les supports : aussi bien au béton qu’au carrelage, etc. De plus, elle confère un rendu esthétique et précis.
    En termes d’inconvénient, ce type de peinture est difficile à appliquer, sèche lentement et pollue.
  • La peinture alkyde. Composée d’eau et de résine, ses caractéristiques sont similaires à la peinture acrylique. Il s’agit d’un type de peinture moins connu que les autres. Résistante et inodore, elle convient tout particulièrement pour repeindre les sols intérieurs de la copropriété. Elle est recommandée pour les sols du garage et du sous-sol puisqu’elle sera en mesure de résister aux nombreux passages de véhicules.
  • La peinture naturelle ou biologique. Elle offre une solution à la présence d’éléments nocifs pour la santé et l’environnement que l’on retrouve dans la plupart des peintures ci-dessus. En effet, cette alternative se combine uniquement d’éléments naturels. Cependant, comparée aux peintures traditionnelles, celle-ci dure moins longtemps.

 

Quelle finition de peinture intérieure pour quel usage ?

Il existe trois grandes catégories de finitions pour les peintures intérieures : les peintures mates, brillantes et satinées. Elles ont chacune leurs caractéristiques qui influent donc leur usage :

  • Les peintures mates conviennent dans le cadre de travaux de rénovation des peintures ou de changement de style. La texture de ce type de finition permet de cacher les défauts d’un mur. Il existe des peintures mat profond et des peintures aspect mat. Les deux créent une couleur sobre et uniforme sur laquelle la lumière ne se réfléchit pas. Elle ne se lave pas facilement.
    Ce type de peinture donnera aux plafonds un rendu plus agréable. Dans les pièces à vivre, voire dans une chambre, elle générera un effet cosy.
  • Les peintures brillantes ne couvrent, quant à elles, pas les défauts du mur. Pour utiliser ce type de finition, il est impératif d’avoir un mur en parfait état. Quelque peu plus compliquée à appliquer, la luminosité y est réfléchie, ce qui donne un aspect miroir et les couleurs seront donc davantage lumineuses. Pour ces raisons, les peintures brillantes sont plus utilisées en construction qu’en rénovation.
    Leur grande résistance en font les peintures adéquates pour peindre les pièces humides comme la salle de bains ou la cuisine. Les pièces de vie correspondent aussi très bien.
    Résistantes, donc, et lessivables, elles conviendront également aux zones de passage comme les parties communes de la copropriété ou aux pièces humides comme une laverie collective par exemple.
  • Les peintures satinées viennent faire la demi-mesure entre ces deux types de finition. En effet, la brillance est moins importante que celle des peintures brillantes. Son application est simple quel que soit l’état du support et elle est facilement lessivable.
    Ce dernier type de finition permet un usage universel et peut être utilisé partout comme peinture intérieure.

Dans un couloir où il y a beaucoup de passage et dans le hall d’entrée de l’immeuble, il est préférable d’opter pour une peinture lessivable, en effet, ce sont des endroits plus sujets aux salissures. Préférez donc une finition satinée ou brillante.

 


Choisir la bonne teinte de peinture

Il est à noter que le choix de la couleur choisie sera important, notamment sur les parties qui voient beaucoup de passage, et peuvent être abimés lors de déménagements. Par exemple, l’emploi d’une couleur claire reste très salissant et peut nécessiter rapidement une couche supplémentaire. De la même façon, si un papier peint trop clair et/ou insuffisamment épais avait été retenu comme revêtement sur un mur trop foncé par endroits, dû à des salissures qui transparaissent, il restera la méthode de peinture de ce papier lorsque c’est possible.

Attention donc, à vos choix de couleur et de qualité, ils seront essentiels dans tous les cas de figure, surtout dans une optique de copropriété.

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