Sol d’ascenseur : entretien, règlementation et matériaux

Si l’ascenseur fait partie du standing de l’immeuble en copropriété, il est aussi une charge importante pour cette dernière. Outre ses révisions périodiques indispensables à son bon fonctionnement, il doit faire l’objet régulier de mise aux normes afin de se conformer à la réglementation en vigueur. Son aménagement est également primordial pour offrir aux occupants de l’immeuble un décor confortable et à la hauteur de leurs attentes. Quel sol choisir pour l’ascenseur ? Quels critères doivent présider à son choix ? Existe-t-il des normes spécifiques pour le revêtement de sol de l’ascenseur ?

Sol d’ascenseur : entretien, règlementation et matériaux

Quelle réglementation pour le sol de l’ascenseur ?

Un certain nombre d’éléments de l’ascenseur de la copropriété doivent permettre aux personnes atteintes d’un handicap de pouvoir l’utiliser en toute sérénité et sécurité. La norme NF EN 81-70 définit le niveau minimal de sécurité requis pour toute installation d’ascenseur. Le respect de cette norme a été rendu obligatoire par l’article 7.2 de l’arrêté du 1er aout 2006.

Le revêtement de sol de la cabine d’ascenseur fait partie des éléments qui doivent être adaptés pour que toute personne, y compris celles souffrant d’un handicap, puisse utiliser l’ascenseur en toute sécurité.

Ainsi le revêtement de sol doit être antidérapant pour éviter les risques de chutes des usagers et leur permettre de se déplacer de façon sécurisée. Par ailleurs, il est nécessaire qu’il y ait une différence entre le revêtement de sol de la cabine de l’ascenseur et le revêtement de sol des différents paliers, de de façon à ce que les personnes à l’acuité visuelle défaillante puissent percevoir la différence entre les deux.

Enfin, le revêtement doit être facile à nettoyer et entretenir.


Quels matériaux choisir ?

Le revêtement de sol de la cabine de l’ascenseur joue un rôle important dans l’impression de confort que donne ce dernier, participant au standing général de l’immeuble. Son choix est fonction de différents critères parmi lesquels l’esthétique, la facilité d’entretien, la robustesse et le prix.

D’un point de vue purement esthétique, une cabine avec parquet est toujours mieux perçue qu’un sol en lino et possède une grande qualité qui est sa résistance au temps et à l’usure. Le prix du parquet est plus élevé mais la superficie de la cabine étant peu importante, le coût total restera maitrisé.

Le lino comme le vinyle ou les revêtements PVC possèdent l’atout de la facilité d’entretien et sont peu onéreux tout en proposant une grande diversité de finitions. Certains se révèlent très résistants à l’usure, d’autres moins. En revanche les revêtements PVC ont une mauvaise tenue au feu et peuvent dégager des fumées toxiques.

Pour les budgets les plus serrés, le tapis coco reste une solution pratique et facile d’entretien, même si ce type de revêtement n’est pas très valorisant pour l’immeuble. L’aluminium est une alternative intéressante par sa grande résistance et sa facilité d’entretien qui conviennent aux ascenseurs où le passage est fréquent.

Très prisée il y a quelques décennies pour son confort et l’ambiance feutrée qu’elle instaure, la moquette est plus difficile d’entretien et résiste moins au passage.

Enfin, le carrelage en grès cérame allie l’esthétique à la résistance, à condition d’être traité pour ne pas être glissant. Le granit reconstitué ajoute quant à lui une touche luxueuse qui convient bien aux immeubles de standing.


Qui peut intervenir pour la pose du revêtement ?

Si de prime abord la pose d’un revêtement de sol pour la cabine de l’ascenseur ne semble pas être l’affaire de spécialiste, l’opération peut se révéler plus délicate qu’il n’y parait. Outre les précautions à prendre avec certains matériaux plus fragiles, il est nécessaire que le professionnel choisi dispose d’une expertise avérée pour une pose ajustée.

Le travail de pose pourra ainsi être confié à une société spécialisée ou à un ascensoriste, de préférence celui ayant réalisé l’installation ou en charge de l’entretien. En effet il est nécessaire de prendre en compte le poids du nouveau revêtement qui, s’il diffère du précédent, nécessite un rééquilibrage de la cabine par un recalibrage du contrepoids.

Si c’est un professionnel autre que l’ascensoriste ayant installé l’ascenseur qui intervient, il peut sans le vouloir endommager un des éléments de l’ascenseur. Pour éviter tout litige à ce sujet, il est conseillé de faire réaliser un état des lieux contradictoire avant et après chaque intervention.

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