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VMC : prix, fonctionnement, avantage et installation dans un immeuble

La ventilation mécanique contrôlée (VMC) permet d'apporter un vrai confort thermique à l’intérieur des appartements en fournissant un véritable système d’aération assurant le renouvellement de l’air. Certains modèles permettent même d'éviter les déperditions thermiques liées à ce type d’appareil.

VMC : prix, fonctionnement, avantage et installation dans un immeuble
VMC : prix, fonctionnement, avantage et installation dans un immeuble

L’installation d’une VMC : une stratégie thermique

Les performances thermiques sont au cœur des préoccupations de notre époque et nécessite une bonne étanchéité de l’enveloppe du bâtiment pour éviter les ponts thermiques et les fuites d’air, causant de lourdes conséquences sur la consommation énergétique des résidents. Toutefois, les progrès réalisés en matière d’isolation doivent être doublés d’un bon système de ventilation sous peine d’engendrer :

  • des problèmes de condensation ;
  • des problèmes liés à l’humidité
  • et la présence à l’intérieur des logements d’un air vicié car non renouvelé.

 

L’installation d’une VMC a ainsi été rendue obligatoire dans les bâtiments neufs, mais aussi dans le cadre des travaux de rénovation thermique importante. Même en dehors des cas obligatoires, l’installation d’une VMC au sein de la copropriété est une stratégie thermique payante qui permet de faire de nombreuses économies d’énergie.

 

Toutefois, si la ventilation reste indispensable à un confort thermique de qualité, elle doit permettre un renouvellement de l’air sans perte d’énergie.

 


Prise de décision en assemblée générale

Comme tous les travaux d’amélioration depuis la loi ALUR (loi nᵒ 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové), l’installation d’une VMC collective dans une copropriété doit être votée à la majorité absolue de l’article 25 de la loi du 10 juillet 1965, et non plus à la double majorité de l’article 26 comme c’était précédemment le cas. Le texte de loi précise les travaux concernés comme suit :

 

« Article 25 (…)

n) L'ensemble des travaux comportant transformation, addition ou amélioration ; »

 

Toutefois, si un système de ventilation existait auparavant et qu’il s’agit simplement de le remplacer, le vote pourra être fait à la majorité simple de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965, ce remplacement étant considéré comme une opération d’entretien. Cette majorité est bien plus simple à obtenir puisque seuls les votes des personnes présentes sont pris en compte. Dans le cadre de la majorité de l’article 25, les copropriétaires absents sont également comptabilisés et il est plus compliqué d’obtenir un vote favorable, notamment dans les copropriétés où le taux d’absentéisme aux assemblées générales est important.

 

Par ailleurs, si l’installation de la VMC s’inscrit dans des travaux de rénovation énergétique, la décision sera prise à la majorité absolue de l’article 25. Voici le texte de loi qui y fait référence :

« Article 25 (…)

f) A moins qu'ils ne relèvent de la majorité prévue par l'article 24, les travaux d'économies d'énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ces travaux peuvent comprendre des travaux d'intérêt collectif réalisés sur les parties privatives et aux frais du copropriétaire du lot concerné, sauf dans le cas où ce dernier est en mesure de produire la preuve de la réalisation de travaux équivalents dans les dix années précédentes. »

 

Ou s’ils sont réalisés à l’occasion de travaux sur les parties communes, à la majorité simple de l’article 24 :

« Article 24 (…)

h) Les opérations d'amélioration de l'efficacité énergétique à l'occasion de travaux affectant les parties communes. »

 


Quel type de VMC pour une copropriété ?

Il existe plusieurs systèmes de ventilation mécanique contrôlée qui présentent des caractéristiques différentes. Les copropriétaires doivent donc choisir le modèle le plus adapté aux caractéristiques de l’immeuble et au résultat souhaité.

 

La VMC simple flux

Autoréglable, la VMC simple flux fonctionne avec un extracteur qui envoie l’air de l’intérieur vers l’extérieur, provoquant ainsi une dépression qui fait entrer l’air extérieur dans le bâtiment. Le renouvellement de l’air se fait ainsi automatiquement et en continu, à un débit constant.

 

Pour choisir une VMC simple flux adapté à un appartement, il faut prendre en compte sont débit d’air. Le débit d’air correspond :

  • au volume d’air en m3 diffusé par l’appareil en une heure.

 

Avantages

Inconvénients

  • Fonctionnement simple
  • Peu d’entretien nécessaire
  • Prix accessible
  • Permet le renouvellement de l’air
  • Permet d'éliminer les mauvaises odeurs
  • Permet d’expulser l’humidité
 
  • Ne filtre pas l’air extérieur
  • Ne chauffe pas l’air provenant de l’extérieur en hiver
  • Sensation de courants d’air froid peut être ressenti par les résidents
  • Ne tient pas compte de l’hygrométrie intérieure
  • Ne tient pas compte des conditions climatiques extérieures
  • Fonctionne en permanence
  • Consomme davantage d’électricité que les autres systèmes de VMC

 

Il existe deux types de VMC simple flux :

  • les VMC simple flux autoréglables
  • et les VMC simple flux hygroréglables.

 

La VMC simple flux autoréglable

Le prix d’achat d’une VMC simple flux autoréglable et de sa pose dans un appartement est compris entre 400 et 700 € TTC. Le coût d’installation varie principalement en fonction du type de travaux : la pose étant plus cher en rénovation qu’en construction. La VMC simple flux autoréglable est le modèle classique d’un système de ventilation mécanique. Le mécanisme ne prend pas compte du taux d’humidité dans le logement et les résidents devront régler le débit manuellement. Lorsque la VMC est en marche, le débit est constant 24h/24.

 

La VMC simple flux hygroréglable

Le prix d’achat d’une VMC simple flux hygroréglable et de sa pose dans un appartement est plus élevé que pour le modèle précédent. Comptez entre 700 et 1 200 € TTC en prenant en compte que la fourchette basse correspond à des travaux en construction et la fourchette haute, davantage à des travaux en rénovation.

 

Le système de fonctionnement de la VMC simple flux hygroréglable est similaire à celui de la VMC simple flux autoréglable à la différence que le système est capable d’identifier le taux d’humidité présent dans la pièce. Cette capacité permet au mécanisme de se mettre en marche et de s’arrêter de manière autonome. Ce type de VMC permet de faire des économies d’électricité et de limiter les déperditions énergétiques. Il existe deux types de VMC simple flux hygroréglable :

  • la VMC simple flux hygroréglable de type A ;
  • et VMC simple flux hygroréglable de type B.

 

Différents types de VMC simple flux

Caractéristiques

Quel modèle choisir ?

VMC simple flux hygroréglable de type A

grilles d’entrées d’air autoréglables + bouches d’extraction hygroréglables

peu présente en copropriété

VMC simple flux hygroréglable de type B

grilles d’entrées d’air hygroréglables + bouches d’extraction hygroréglables

idéale en copropriété

 

La première conserve le principe d’entrées d’air autoréglables mais est équipée de bouches d’extraction hygroréglables, ce qui permet de mettre en fonctionnement la ventilation uniquement quand cela est nécessaire, c’est-à-dire quand le taux d’humidité de la pièce s’élève. Ce type de VMC est cependant peu employé dans les locaux d’habitation, dans lesquels le second modèle est privilégié.

 

La VMC simple flux hygroréglable de type B possède à la fois des entrées d’air et des bouches d’extraction hygroréglables. Ce type de VMC permet de réaliser d’importantes économies d’énergie en renouvelant uniquement le volume d’air nécessaire.

 

La VMC double flux

Le principe de fonctionnement de la VMC double flux repose sur un double réseau de ventilation en entrée et en sortie. La chaleur ou la fraîcheur de l’air extrait est utilisée pour chauffer ou refroidir l’air extérieur envoyé à l’intérieur, permettant une importante diminution des dépenses d’énergie grâce à ce système de récupération.

 

Cependant, du fait de la double ventilation, la consommation en énergie de la VMC est plus importante que celle d’une ventilation simple flux.

 

VMC double flux statique

Le coût d’installation (fournitures et pose) à prendre en compte par logement pour l’installation d’une VMC double flux statique est compris entre 3 000 et 6 000 € TTC. Une VMC double flux statique a pour unique rôle la ventilation du logement contrairement à la VMC double flux thermodynamique. 

VMC double flux thermodynamique

Le coût d’installation (fournitures et pose) à prendre en compte par logement pour l’installation d’une VMC double flux thermodynamique est compris entre 7 000 et 15 000 € TTC. Ce système multi-énergie est équipé d’un échangeur thermodynamique qui est capable de capter les calories présentes dans l’air ambiant. Cette énergie est ensuite utilisée afin de préchauffer l’air entrant dans l’appartement, ce qui permet de faire des économies de chauffage en hiver. En été, le principe de fonctionnement est inversé et la VMC double flux thermodynamique permet de rafraîchir l’air du logement.

 

Ce système complexe permet ainsi :

  • de ventiler un appartement ;
  • de produire de l’eau chaude ;
  • de chauffer l’air entrant en hiver ;
  • de climatiser le logement en été.

 

Attention aux caractéristiques de chaque modèle lors de votre choix, puisque toutes les VMC double flux thermodynamiques ne sont pas munies d’un mécanisme permettant la production d’eau chaude. De plus, pour que cela soit possible, il sera nécessaire de coupler l’appareil avec une pompe à chaleur.

 

L’installation d’une VMC double flux thermodynamique est plus particulièrement conseillée pour un usage dans les immeubles passifs disposant donc d’excellentes performances énergétiques.

 

L’installation d’une VMC

L’installation d’une VMC dans une copropriété peut se révéler problématique si aucun réseau de ventilation n’y est déjà présent. Les conduits existants doivent en fait être suffisants pour permettre de laisser passer les gaines de ventilation.

Si une VMC simple flux est déjà présente, le passage à une VMC double flux peut ne pas être possible par manque de place ou parce que cela représentera des travaux trop onéreux. Il vaudra alors mieux se tourner vers une VMC simple flux hygroréglable qui permettra de réaliser de réelles économies d’énergie pour un investissement plus raisonnable.

 

Pour être efficace, l’installation de la VMC doit être précédée de travaux de rénovation thermique pour assurer une bonne étanchéité du bâtiment, comprenant également l’isolation des fenêtres, coffres de volets roulants et portes palières.

 

Par ailleurs, le choix du lieu d’installation du ou des caissons doit tenir compte de l’environnement de l’immeuble afin de ne pas créer de nuisances sonores, tant pour les copropriétaires que pour le proche voisinage.

 


L’entretien d’une VMC

Pour rester en bon état de fonctionnement, une VMC doit faire l’objet d’un entretien régulier. L’article 101 de l’arrêté du 31 janvier 1986 rend la vérification des installations de ventilation obligatoire au moins une fois par an dans le cadre de la protection contre l’incendie, par un organisme ou un professionnel compétent qui tiendra un registre comprenant les rapports de vérification, intervention et entretien et les opérations de maintenance.

 

Le détail de cet entretien n’est pas défini mais pour être efficace il doit comporter une vérification des caissons d’extraction, de la tension de la courroie, des ventilateurs, des bouches et entrées d’air. Par ailleurs le nettoyage complet du ventilateur, gaines, bouches et entrées d’air est recommandé tous les 5 ans.

Chaque occupant est seul responsable de l’entretien des bouches individuelles de la VMC présentes dans le logement.

Coût d’entretien d’une VMC

Pour l’entretien d’une VMC, le budget à prévoir se situe autour de :

  • 20 € TTC par filtre (à changer tous les 6 mois sur une VMC double flux) ;
  • 150 à 200 € TTC par caisson ;
  • 120 à 300 € TTC par colonne pour le ramonage (le prix varie selon le nombre d’étages présents).

 

Cas particulier : la VMC au GAZ

Pour les VMC gaz, qui combinent l’aération des logements avec l’extraction des produits de combustion des chaudières à gaz individuelles, un contrat d’entretien est rendu obligatoire par l’arrêté du 30 mai 1989, et prévoit une visite annuelle.

 

Prix d’une VMC

Voici un récapitulatif des différents prix à prendre en compte en termes d’achat en fournitures et pose pour l’installation d’un système de ventilation au sein de la copropriété :

 

Différents modèles de VMC

Prix TTC (hors pose)

Prix TTC (fournitures et pose)

VMC simple flux autoréglable

80 à 400 €

500 à 700 €

VMC simple flux hygroréglable

180 à 280 €

700 à 1 500 €

VMC double flux statique

500 à 2 500 €

3 000 à 6 000 €

VMC double flux thermodynamique

700 à 3 500 €

7 000 à 15 000 €

 

Le prix de l’installation d‘un système de ventilation dans une copropriété dépend de plusieurs facteurs :

  • la taille de la copropriété ;
  • le nombre de logements ;
  • le type de VMC choisi ;
  • l’existence d’un conduit de taille suffisante.

 

Aides au financement

La copropriété pourra bénéficier de différentes aides au financement de l’installation d’un système de VMC au sein de l’immeuble. Les travaux de rénovation doivent pour cela être effectués par une entreprise spécialisée en rénovation énergétique (ou un professionnel spécialisé en travaux d’isolation thermique) et disposant d’une certification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).

 

Pour des travaux d’amélioration du bâti, il est possible de bénéficier des aides au financement suivantes :

  • l’éco-prêt à taux zéro ;
  • les subventions de l’ANAH ;
  • etc.
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