Condensation : les risques et comment s’en débarrasser ?

Afin d’éviter les problèmes de condensation dans les copropriétés et les risques que celle-ci provoque, aussi bien pour le bâtiment que pour la santé des résidents, il convient de mettre certains procédés en place pour s’en débarrasser durablement. En termes de plus-value de la copropriété, la présence de condensation, réduisant fortement l’efficacité énergétique du logement, elle représente qualité de l’air et du niveau de salubrité du bâtiment. Des caractéristiques handicapantes en cas de location ou vente d’un bien, mais aussi pour les résidents au quotidien.

Condensation : les risques et comment s’en débarrasser ?
Condensation : les risques et comment s’en débarrasser ?

L’humidité, source de la condensation en copropriété

Lorsque la condensation apparaît sur la face intérieure ou extérieure des murs ou encore sur les vitres des fenêtres, etc., c’est un signe indéniable d’humidité trop élevée. En effet, la condensation est la transformation en eau d’un excès d’humidité, jusqu’à saturation de l’air.

Les variations extérieures d’humidité et de température peuvent notamment en être la cause. Cependant, cela est grandement accentué par des problèmes liés au bâtiment. Une mauvaise isolation peut en être à l’origine. La saturation d’humidité se repère, quant à elle, avec l’apparition de moisissures et peut également survenir avec la pourriture des matériaux.

 

Attention, la moisissure provoquée par l’humidité et la condensation dégrade la qualité de l’air et peut causer des dangers vis-à-vis de la santé. De plus, si les moisissures ne sont pas traitées à temps, elles peuvent faire pourrir les murs par l’intérieur, la seule solution sera alors de reconstruire entièrement ceux concernés.

En copropriété, si un logement est touché, il est rare que l’ensemble du bâtiment, à termes, n’y soit pas sujet. Ainsi, le problème de condensation est un problème commun contre lequel il faut remédier le plus tôt possible pour limiter les frais.

 


Détecter la présence de condensation dans l’air

Lorsque vous voyez apparaître des traces de condensations, cela signifie déjà que le taux d’humidité est relativement élevé dans votre appartement, voire aussi dans les parties communes de la copropriété. Les gouttes d’eau ainsi créées apparaîtront avant tout sur les surfaces froides du bâtiment, c’est-à-dire les vitres. Le contact entre une surface froide et l’air, plus chaud, crée un pont thermique. Vous verrez alors une fine pellicule d’eau ruisseler. Mais il peut aussi s’agir des murs ; en effet, en fonction de leur degré d’isolation, ils peuvent être plus froids que la normale.

 

Pour en avoir le coeur net, vous pouvez mesurer le taux d’humidité dans votre appartement ou dans d’autres pièces de l’immeuble. Le taux d’humidité relative (HR) considéré comme normal est compris entre 30 et 60 %. Un thermomètre-hygromètre numérique placé dans une ou plusieurs de vos pièces, pourra, dans un premier temps, vous donner une idée du pourcentage d’humidité.

La fourchette considérée comme « normale » prend en compte la santé du bâtiment et celle des résidents. Le taux varie selon les saisons :

  • en été, il peut monter entre 50 et 60 % ;
  • en hiver, il peut descendre jusqu’à 20 %.

 

Pour comprendre cette fourchette normale, souvenez-vous qu’au-dessus de 60 %, la condensation est fortement susceptible d’apparaître et que cela peut avoir des risques néfastes sur votre propre santé comme sur celle du bâtiment. Attention toutefois, l’humidité est quand même nécessaire et un taux inférieur à 20 %, s’il a l’avantage de n'engranger aucun risque de condensation, n’est pas confortable au quotidien pour les résidents, car l’air est alors trop sec.

 

Les solutions contre la condensation

Pour remédier à un problème de condensation récurrent en copropriété, il convient notamment de faire vérifier son système de ventilation. Cela ne consiste pas uniquement à vérifier si une VMC est présente ou non dans le logement, son bon fonctionnement, son nettoyage, etc., sont également des étapes nécessaires. Bien entendu, la propreté des grilles de ventilation est également nécessaire.

Cela passe également par le détalonnage des portes, un professionnel pourra vous dire s’il est correct ou non. En dernier recours, pour optimiser les solutions, il est également possible de revoir l’isolation des parois froides.

Renseignez-vous auprès d’un professionnel pour qu’il mesure le taux d’humidité plus précisément à l’aide d’une centrale d‘assèchement ou d’un détecteur d’humidité à électrode.

 

Calculer le taux d’humidité et en comprendre la provenance

Un professionnel pourra procéder à la quantification de la qualité de l’air en prenant les mesures d'humidité, mais pas uniquement. Ses calculs portent également sur le bulbe humide et sur les températures du point de rosée. Tous ces éléments sont indispensables aux professionnels pour traiter les problèmes d’humidité et de condensation à leur source.

L'hygrométrie ne concerne que l’air, il devra ensuite mesurer le taux d’humidité dans les murs et autres matériaux (plâtre, bois, béton, etc.). On parle alors d’humidimétrie. Il existe des humidimètres à pointes, des humidimètres radiofréquences et des humidimètres mixtes. Les plus précis étant les humidimètres à pointes.

 

Ces calculs vous permettront de définir à quel pourcentage d’humidité relative maximum vous vous sentez bien. Pour une température intérieure comprise entre 18 et 22 °C, le taux d’humidité moyen maximum est conseillé entre 40 et 60 %.

Pour comprendre la provenance de l’humidité qui cause la condensation, les professionnels utilisent également du matériel de suivi, il s’agit alors d’hygromètres enregistreurs qui permettent une lecture en temps réel ou différé.

 

Tuyau d’eau chaude qui apporte beaucoup de chaleur

Les tuyaux d’eau chaude sanitaire alimentant une salle de bain et les éviers d’une cuisine permettent de faire circuler de la chaleur dans les murs via la distribution depuis la chaudière. Cela peut permettre d’assécher les murs par l’intérieur et ainsi de limiter l’apparition de condensation qui a tendance à faire pourrir les murs par l’intérieur, à termes.

 

Le détalonnage des portes

Pour assurer la liberté de passage de l’air dans toutes les pièces d’un logement, le détalonnage des portes consiste à couper la partie inférieure de ces dernières afin que l’air ait un espace pour circuler. C’est une excellente technique pour éviter d’avoir à installer des grilles de ventilations en bas d’un des murs de chaque pièce. De plus, cette solution ne nécessite aucun entretien spécifique, sans risque d’obturation, contrairement à une grille.

L’air pouvant ainsi circuler, l’humidité s’évacue plus facilement. Il s’agit d’une solution d’aération naturelle.

 

Nettoyage du conduit d’évacuation du sèche-linge

Il peut s’agir du séchage du linge sur un étendoir installé dans la maison, ce qui est très fréquent en copropriété pour les résidents ne disposant pas d’un sèche-linge, mais ce qui est terrible en terme de concentration d’humidité à l’intérieur. Si vous disposez d’un sèche-linge, faites bien attention à ce que l’humidité s’évacue à l’extérieur du logement ou de la laverie commune mise à disposition de l’ensemble des résidents. Le conduit doit être nettoyé dès que le linge commence à mettre plus de temps à sécher.

 

Installation d’une VMC

La salle de bain, avec les douches, voire bains, fréquemment pris, est l’une des sources les plus importantes en termes d’humidité. Un ventilateur extracteur de plafond doit être installé s’il n’y en a pas déjà un. Ouvrir la fenêtre et fermer la porte peut également être une solution complémentaire.

Il en va de même dans une cuisine. Il est vivement recommandé, sinon indispensable, de faire fonctionner la hotte pendant que l’eau bout ou permet de faire cuire lentement des légumes ou autres. L’évaporation importante qui s’en échappe doit être aspirée. Il est également conseillé d’avoir une VMC dans le logement avec une bouche d’aération au niveau de la cuisine également.

 

Il ne suffit pas d’installer une VMC, il faut la laisser fonctionner en permanence. De manière générale, une VMC double-flux est à privilégier vis-à-vis d’une simple flux puisqu’il y a une circulation d’air générale dans le logement grâce aux bouches d’aération dans toutes les pièces.

Outre ces différents modèles de VMC, il existe également des dispositifs connus sous le nom de VMI, VMR, VNA ou encore puits canadien par exemple. Parlez-en à un professionnel, puisque si ces modèles alternatifs ne sont pas forcément tous compatibles avec la RT 2012 pour le moment, elles pourraient le devenir en fonction des évolutions des réglementations en vigueur.

 

Le nettoyage du système de ventilation

Si vous avez déjà un système de ventilation en place, le nettoyage des grilles ou des conduits est peut-être nécessaire. Si l’humidité est trop élevée, consultez un professionnel pour installer un équipement plus efficace.

 

Améliorer l’isolation des parois froides

Pour limiter le phénomène de paroi froide, il est nécessaire de revoir l’isolation des murs. On parle de paroi froide lorsque la température des murs et celle de l’air ambiant est d’une différence supérieure à 3°C. Si une des solutions est d’augmenter le chauffage, ceci est synonyme de déperditions énergétiques importantes et de charges à payer élevées pour la copropriété.

Investir dans la rénovation de l’isolation du bâtiment est donc une solution davantage pérenne. Pour cela, l’isolation des murs et des fenêtres (tout particulièrement le vitrage) devra être révisée.

 

Aération au quotidien

Outre ces possibilités d’intervention de professionnels, il existe un certain nombre de bonnes habitudes à prendre pour entretenir la qualité de l’air à l’intérieur de votre bâtiment. Il s’agit alors d’identifier les sources d’apparition de l’humidité.

Comme nous en avons parlé plus haut, un thermomètre-hygromètre pourra vous être d’un grand secours pour être au courant du taux d’humidité approximatif dans une pièce du bâtiment. Ouvrir les fenêtres, allumer un ventilateur ou un déshumidificateur vous permettra de faire baisser le taux d’humidité. A long terme, il ne s’agit toutefois pas des solutions adéquates.

 

Ouvrir les fenêtres des parties privatives comme des parties communes au moins 15 minutes par jour, même en hiver, afin de renouveler l’air à l’intérieur du bâtiment. Cela est nécessaire tout autant pour évacuer l’humidité que pour garantir la qualité de l’air. Sont particulièrement concernés tous les logements construits avant 2005 a minima, hormis les bâtiments construits auparavant mais ayant fait l’objet d’une rénovation depuis.

Devis et information

Travaux, aménagement ou rénovation dans votre copropriété ?

Vos coordonnées
Votre copropriété
Envoyer votre demande

* Champs obligatoires

A lire aussi