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Arrosages automatiques de jardins : modèles, fonctionnement et règles

Parc paysager, potager ou jardinière fleurie, les jardins en copropriété doivent être arrosés régulièrement pour rester en bon état. Installer un arrosage automatique de jardin peut être la solution idéale pour avoir un beau gazon ou pour alimenter le potager. Modèles, fonctionnement, rythme d’arrosage et règles en copropriété, nous vous expliquons tout.

Arrosages automatiques de jardins : modèles, fonctionnement et règles
Arrosages automatiques de jardins : modèles, fonctionnement et règles

L’arrosage automatique d’un jardin en copropriété

Grâce à l’usage d’un programmateur, un arrosage automatique de jardin permet à la copropriété d’arroser le potager, les fleurs, les arbustes ou encore le potager pendant la nuit, à l’heure où le soleil chauffe moins la terre. Son installation est à un prix abordable et seuls les systèmes enterrés sont plus complexes à mettre en place.

 

Avec l’installation d’un système d’arrosage automatique, le programmateur intégré permet :

  • de déclencher l’arrosage automatiquement :

    • pour un délai programmé ;

    • chaque jour ;

    • à des heures prévues à l’avance.

  • aucune intervention manuelle n’est nécessaire après que la programmation ait été effectuée.

 

Sachez qu’un système d’arrosage automatique en copropriété peut aussi bien être installé pour le jardin extérieur que sur un balcon pour arroser une jardinière. Un programmateur intégré, dans les deux cas, permet de faciliter l’arrosage des plantes. Ce type de système d’arrosage est très pratique lorsque les résidents s’absentent pour partir en vacances, mais il s’agit d’une installation relativement pratique tout au long de l’année. Dans le jardin ou le potager, cela peut également permettre à la copropriété de confier moins de missions à un prestataire extérieur ou à un agent d’entretien de l’immeuble.

 

De plus, les experts estiment qu’un arrosage automatique permet de faire des économies d’eau allant de 30 à 50 % pour un arrosage plus efficace.

 

Arrosage automatique à pression normale

L’arrosage par aspersion à l'aide d'arroseurs consiste à produire un arrosage semblable à celui de la pluie, ce qui permet d’obtenir une irrigation uniforme et adaptée aux grands jardins et aux pelouses. Toutefois, les plantes peuvent tomber malades puisque les feuilles sont mouillées. De plus, en termes de consommation d’eau, ce n’est pas la solution la plus économe puisque l’appareil déclenche un véritable jet d’eau.

 

Pour l’arrosage enterré, il existe différents types d’arroseurs fixes :

  • les tuyères ;

  • les turbines.

 

Pour l’arrosage volant, il existe différents types d’arroseurs mobiles qui doivent être fixés sur un tuyau d’arrosage classique pour fonctionner :

  • l'arroseur oscillant ;

  • l'arroseur rotatif ;

  • l'arroseur multi-surface ;

  • et l'arroseur canon.

 

Pour fonctionner de manière automatique et autonome ces différents types d’arroseurs doivent être associés avec un programmateur.

 

Arrosage automatique à basse pression

On parle d’arrosage à micro-aspersion, lorsque le système d’arrosage automatique à aspersion se fait à basse pression, plutôt qu’à haute pression. Le terme micro-irrigation pourra également être employé lorsque des goutteurs seront installés. Ce type d’arrosage automatique permet de faire davantage d’économies d’énergie. De plus, les feuilles ne seront pas mouillées pendant l’arrosage ce qui permet de limiter le développement des maladies.

 

L’entretien des jardins en copropriété

De l'arrosage manuel à l'arrosage entièrement automatisé, les copropriétaires ont de nombreuses solutions pour entretien leurs jardins, leurs potagers ou leurs jardinières de balcon.

Les jardins privatifs

Selon la configuration de la copropriété, un jardin privatif peut être associé à un lot de copropriété. Parfois, l’ensemble des copropriétaires ont la chance d’avoir leur propre jardin à usage privatif. L’appartenance des jardins est fixée dans le règlement de copropriété. Il est courant qu’il s’agisse d’une partie commune. L’ensemble des copropriétaires y ont alors accès. Pour le bon entretien de cette partie commune, plus elle est grande plus il est conseillé de confier le travail à un prestataire extérieur.

La répartition des tâches entre les copropriétaires est généralement assez complexe.

 

Les jardins communs

L’entretien des parties communes de l’immeuble est à la charge de l’ensemble des copropriétaires. Les frais sont alors répartis en fonction des tantièmes de chacun. Si la copropriété dispose d’un petit parc, l’un des copropriétaires ne peut justifier le fait qu’il ne se rend jamais dans le jardin pour se dédouaner de payer sa part des charges d’entretien.

 

Selon la configuration de la copropriété, seuls les copropriétaires du rez-de-chaussée bénéficient parfois de l’usage des jardins. Dans ce cas-là, il s’agit d’une partie commune pour laquelle ces copropriétaires bénéficient d’un droit de jouissance privatif. Il ne s’agit donc pas d’un jardin privatif.

 

Les différents modèles d’arrosages automatiques de jardins

Goutte-à-goutte, arrosage automatique oscillant, arrosage automatique rotatif, irrigation, tuyère, les solutions d’arrosages automatiques en copropriété sont nombreuses. Voici les différents types d’arrosages automatiques que vous pouvez mettre en place en copropriété :

 

Différents types d’arrosage automatique

Indications de prix

Arrosage automatique de surface

  • achat des fournitures à partir de 150 €

Arrosage automatique enterré

  • étude technique pour la faisabilité de l’installation coûte 150 €

  • achat des fournitures à partir de 300 €

  • l’installation d’un système d’arrosage enterré coûte entre 40 et 60 % du prix d’achat des fournitures

Arroseur rotatif

  • arroseur rotatif en plastique : dès 7 €

  • arroseur rotatif en métal inoxydable : dès 50 €

Arroseur canon

  • prix d’un arroseur canon : 10 à 50 €

Arroseur oscillant

  • prix d’un modèle d’entrée de gamme : dès 10 €.

  • prix d’un modèle avec longueur et largeur réglables : entre 40 et 70 €

Tuyère d’arrosage

  • prix d’une tuyère : entre 10 et 30 €

Arrosage intégré

  • prix du programmateur d'arrosage intégré : entre 60 et 200 €

  • prix d’une électrovanne : environ 50 €

  • prix d’une turbine : moins de 5 €

 

Arrosage automatique de surface

Les tuyaux d’arrosage sont posés sur le sol. Ils fonctionnant grâce à un système d’aspersion ou à un système à basse pression. Facile à installer, leur coût est peu élevé. Sachez toutefois que cette solution est davantage adaptée à de petits jardins. Un arrosage automatique de surface se déplace facilement d’un endroit à l’autre en fonction des besoins.

 

Il s’agit toutefois d’une solution peu esthétique puisque les tuyaux sont visibles hors sol. De plus, les différents raccords multiplient le risque de fuites, ce qui a ensuite une influence sur la consommation d’eau de la copropriété. Sachez également qu’un arrosage automatique de surface est peu conseillé pour un grand jardin.

 

Arrosage automatique enterré

Une étude technique doit être réalisée par un professionnel de l’irrigation ou par un paysagiste avant l’installation d’un système d’arrosage automatique dans un jardin. Elle coûte 150 € et permet de déterminer :

  • la quantité d’électrovannes nécessaires pour l’arrosage du jardin, leur longueur, leur diamètre et leur emplacement ;

  • les caractéristiques du programmateur adapté à l’usage souhaité ;

  • les emplacements adaptés pour :

    • les arroseurs ;

    • les turbines ;

    • et les tuyères.

 

L’arrosage automatique enterré se compose d’un réseau de tuyaux souterrains qui permettent d’alimenter en eau les tuyères et les turbines. Un système permet de les faire sortir du sol pendant le temps de l’arrosage. Une fois l’opération terminée, les tuyères et les turbines sont camouflées dans le sol.

 

L’arrosage automatique enterré est une solution très efficace adapté au jardin de grande taille. De plus, le résultat est particulièrement esthétique, puisqu’aucun matériel d’arrosage n’est visible hors sol. Il s’agit toutefois d’une installation complexe et des tranchées devront être creusées dans le jardin pour installer les tuyaux.

 

Il est possible de coupler un système d’arrosage enterré avec une sonde d’humidité. L’intérêt est que la sonde, positionnée dans le sol, est en mesure de déclencher automatiquement l’arrosage lorsque le taux d’humidité est trop bas. Cette solution permet d’éviter le déclenchement du système d’arrosage automatique lorsqu’il a plu, par exemple.

 

Les arroseurs rotatifs

Les arroseurs rotatifs automatiques fonctionnent grâce au système d’arrosage par aspersion. Ils produisent un jet d’eau qui permet d’arroser le jardin. Il existe :

  • des modèles mobiles, particulièrement adaptés à un système d’arrosage en surface ;

  • des modèles fixes, particulièrement adaptés à un système d’arrosage enterré.

 

Un arroseur rotatif est généralement capable d’arroser une surface à 360 ° et permet d’obtenir un arrosage uniforme sur une zone circulaire. Les modèles en plastique sont peu résistants et des déperditions d’eau sont à déplorer pour les modèles dont la portée de l’arrosage n’est pas réglable.

 

Les arroseurs canons

Un arroseur canon peut également est arroseur rotatif. Le fonctionnement à haut débit permet de projeter l’eau loin pour un arrosage global du jardin. Programmable, ce type d’arrosage convient pour les végétaux en plein terre mais peut abîmer des plantes fragiles. De plus, en cas de vent important, la trajectoire de l’eau sera déviée ce qui ne permet pas d’arroser efficacement le jardin.

Il ne s’agit pas d’un système d’irrigation localisée, ce qui engendre des déperditions. Toutefois, les arroseurs canons conviennent parfaitement pour les grands terrains.

 

Les arroseurs oscillants

Pour arroser une zone rectangulaire, les arroseurs oscillants sont l’idéal. Il s’agit d’un mode d’arrosage par aspersion. Le jet d’eau produit forme un éventail et est projeté assez haut. Il est généralement possible d’ajuster la longueur et la largeur de la zone à arroser au niveau du programmateur. Une minuterie intégrée permet le fonctionnement autonome de ce type d’arrosage.

Attention toutefois aux déperditions d’eau lorsque la zone à arroser n’est pas rectangulaire.

 

Les tuyères d’arrosage

Une tuyère est un système d’arrosage automatique fixe par aspersion qui convient pour des petits jardins. Une tuyère est un petit jet fixe qui permet d’arroser de la même manière qu’une pluie fine. Elle est capable de couvrir un cercle ou une partie d’un cercle. Selon les tuyères, la portée du jet peut être comprise entre 2 et 5 mètres.

 

Le corps de la tuyère est la partie enterrée de l’appareil dont une partie dépasse hors du sol afin que puisse y être vissée la buse d’arrosage. Pour le bon fonctionnement de ce système d’arrosage, choisir un modèle bénéficiant d’un renfort multi-filetage permet de s’assurer de la solidité et de la résistance de l’appareil.

 

A la place d’une tuyère d’arrosage peut être installée une turbine. Il s’agit d’un appareil d’arrosage automatique fixe par aspersion également mais qui est en mesure de couvrir une plus grande portée. Le débit de ces deux appareils n’est pas le même, tout comme leur pression, raison pour laquelle un même réseau ne peut pas accueillir ces deux types d’appareils d’arrosage.

 

Les arrosages intégrés

Lorsque les copropriétaires décident d’installer un système d’arrosage intégré, ils doivent savoir que c’est un équipement facilement modulable et qu’ils pourront facilement faire évoluer. Relativement discret puisqu’il est installé dans le sol, sa consommation en eau est très économique puisqu’elle est parfaitement localisée. Un système fixe permet de largement limiter les déplacements nécessaires.

 

Couplés avec un programmateur, les arrosages intégrés sont parfaitement autonomes. Une pompe d’arrosage automatique devra être installée lorsque le système d’arrosage utilise l’eau du réseau de distribution, l’eau d’un puits, etc. Des électrovannes permettent ensuite de déclencher ou non l’arrivée d’eau dans le système d’arrosage intégré.

 

Il existe différents diamètres de tuyaux. Il est d’ailleurs possible de choisir entre des tuyaux enterrés haute densité (adaptés pour les tranchés) ou des tuyaux enterrés basse densité (adaptés pour les raccordements au niveau du sol).

 

Un système d’arrosage intégré se compose de différents dispositifs d’arrosage à relier aux tuyaux enterrés :

  • Les turbines :

    • solution adaptée pour l’arrosage de la pelouse ;

    • l’eau est projetée loin ;

    • inconvénient : les feuilles et fleurs sont également arrosées.

  • Les tuyères :

    • équipement escamotable ;

    • portée réduite ;

    • le jet d'eau s’élève très peu au-dessus du sol.

  • Les tuyaux poreux :

    • positionnement enterré, en surface ou semi-enterré ;

    • assurent la distribution de l'eau sur toute la longueur du tuyau (réglage impossible) ;

    • une installation enterrée est l’idéal si vous souhaitez irriguer les racines des plantes et du gazon.

  • Les goutteurs :

    • l’eau est distribuée au niveau de chaque plante ;

    • leur positionnement se fait selon les besoins ;

    • le débit est réglable ce qui permet d’adapter la quantité d’eau acheminée à chaque plante.

 

Les systèmes d'arrosage automatiques pour les plantes de balcon

Outre le jardin de la copropriété, les copropriétaires peuvent être intéressés pour mettre en place un système d’arrosage automatique pour les plantes de leur balcon. C’est une solution qui permet d’éviter de salir le balcon et de ne jamais oublier d’arroser les jardinières. Pour les plantes de balcon, différents dispositifs d’arrosage peuvent être mis en place :

  • les cônes d’arrosage autonome ;

  • les kits d’arrosage autonome ;

  • le gel hydro-rétenteur.

 

Les cônes d’arrosage autonome

Ce système d’arrosage automatique est particulièrement adapté pour arroser une plante sur un balcon. Un cône d’arrosage autonome fonctionne sans raccordement électrique. Facile à utiliser, un embout en céramique poreux permet d’alimenter les plantes en eau. Une bouteille à visser doit être installée sur l’embout. L’autonomie de ce genre d’appareil est de 70 jours environ.

 

Un cône d’arrosage coûte entre 3 et 6 €.

 

Les kits d’arrosage autonome

Ce système d’arrosage automatique est particulièrement adapté pour arroser l’ensemble des plantes présentes sur un balcon lorsque celles-ci sont alignées au niveau de la rambarde. Aucune pompe n’est nécessaire au bon fonctionnement d’un kit d’arrosage autonome. La seule condition étant de relier le tuyau du système à une réserve d’eau. Un kit d’arrosage autonome se compose généralement de 7 cônes, pour un prix compris entre 30 et 50 €.

 

Le gel hydro-rétenteur

Les copropriétaires peuvent choisir d’acheter du gel hydro-rétenteur pour arroser automatiquement leurs plantes de balcon. Le gel hydro-rétenteur en fibre de cellulose s’achète sous la forme :

  • d’un stick de gel ;

  • ou d’un sachet de grains d’eau.

A l’achat, comptez entre 4 et 8 € par stick de gel ou par sachet. Pour les utiliser, il suffit de planter le stick de gel dans la terre à proximité de la plante en pot. Quant aux grains d’eau, il faut les mélanger avec la terre. Ils sont capables d’offrir une autonomie de 30 jours : le gel se transforme progressivement en l’eau jusqu’à se désagréger complètement.

 

Le rythme d’arrosage conseillé

Selon les périodes de l’année, le programmateur du système d’arrosage automatique doit être programmé différemment afin de fournir une quantité d’eau adaptée aux besoins réels du jardin. Si cela évite de faire pourrir les plantes, c’est également une attitude indispensable pour éviter le gaspillage de l’eau.

Des signes permettent d’identifier si la programmation du système d’arrosage est adaptée ou non. En effet, si la terre est trop humide ou trop sèche, si les feuilles des végétaux dans le potager s’abaissent, etc., ce sont des symptômes qui prouvent qu’un ajustement est nécessaire.

 

Le rythme d’arrosage conseillé pour le jardin de la copropriété dépend :

  • des conditions climatiques ;

  • des caractéristiques du terrain et de son exposition au soleil ;

  • du type de végétation ;

  • des prévisions de précipitation annoncées ;

  • etc.

Le débit d’eau du système d’arrosage automatique doit également être pris en compte.

 

Avec tous ces critères en tête, nous vous conseillons d’arroser le jardin de la copropriété :

  • tous les 2 ou 3 jours s’il s’agit d’un sol sableux ;

  • une seule fois par semaine s’il s’agit d’un terrain argileux.

Sachez qu’arroser en faible quantité tous les jours est souvent moins efficace que d’arroser le jardin de la copropriété de manière plus conséquente une fois par semaine.

 

Les règles à respecter en copropriété

Pour lutter contre la sécheresse et contre les abus d’arrosage, il est important de respecter certaines règles en copropriété. Si les restrictions ne sont réellement effectives qu’en période de sécheresse, les copropriétaires ne doivent pas pour autant gaspiller l’eau pendant le reste de l’année. Dans le cadre d’une sécheresse, l’arrosage des pelouses sera complètement interdit alors que l’arrosage des potagers et des massifs floraux sera surtout régulé en termes d’horaires. Ainsi, pour les potagers et les fleurs, les copropriétaires devront éviter d’arroser entre 8 heures et 20 heures. En effet, à ces horaires-là, l’évaporation de l’eau est très importante. Même si aucune restriction n’est en place dans votre ville, il s’agit d’un bon geste solidaire à adopter dans tous les cas.

 

Sachez qu’un système de récupération des eaux de pluie n’est pas concerné par les restrictions d’eau. Toutefois, mieux vaut favoriser un arrosage au période les moins chaudes de la journée en été pour pratiquer un entretien responsable du jardin de la copropriété.

 

Différents niveaux d’alerte sécheresse

Caractéristiques

Restrictions d’arrosage

Le seuil de vigilance

vigilance verte

dispositif d’information préventive

aucune restriction d'arrosage

Le seuil d’alerte

vigilance jaune

interdictions des prélèvements en cours d’eau sur certaines plages horaires

restriction d’arrosage au niveau des horaires

Le seuil de crise

vigilance orange

réduction des prélèvements au niveau :

  • des cours d’eau ;

  • et des nappes phréatiques.

l’arrosage des potagers, des massifs fleuris et des jardinières est interdit sur certaines plages horaires (il est généralement complètement interdit d’arroser la pelouse)

Le seuil de crise renforcée

vigilance rouge

limitation aux usages prioritaires de l'eau

l’usage de l’eau doit en priorité être utilisé pour la santé des gens, pour la sécurité civile, l’alimentation en eau potable et la préservation des milieux naturels (seul l'arrosage des potagers sur un certain créneau horaire peut être autorisé)

 

Pour faire respecter les restrictions en vigueur lorsque ces niveaux d’alerte sécheresse sont mis en place, deux organismes sont en droit d’adresser une amende à la copropriété ou à certains copropriétaires concernés en cas de non-respect des restrictions. Il s’agit :

  • de l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema) ;

  • et des directions départementales des territoires (DDT).

 

Les abus d’arrosage sont sanctionnés au titre de l'article R. 216-9 du Code de l'environnement :

  • une première amende coûte 1 500 € ;

  • une amende pour récidive coûte 3 000 €.

En copropriété, lorsque le jardin est une partie commune, cette amende est à partager entre les copropriétaires. Lorsque le jardin est une partie privative, ce sont les copropriétaires concernés qui doivent s’en acquitter.

 

Économiser l’eau d’arrosage des jardins de copropriété

En copropriété, l’arrosage du jardin est une source de consommation en eau très importante. En effet, il faut en moyenne 3 L par m² par jour pour le simple arrosage du gazon. Selon l’emplacement de votre copropriété et du nombre de jours où il pleut au cours de l’année, cette eau peut être un véritable gouffre financier pour les charges de la copropriété.

De plus, il est important de savoir que les jardins n’ont pas besoin d’être arrosés avec de l’eau potable. C’est ainsi 4 L d’eau par jour par m² de fleurs que vous pouvez économiser. Selon la taille de la copropriété et le nombre de copropriétaires bénéficiant d’un balcon fleuri ou d’un jardin privatif, cela représente des économies conséquentes.

 

Ainsi, pour subvenir aux besoins des résidents en eau pour leur jardin, nous vous conseillons de mettre en place un système de récupération des eaux de pluie. Cette eau est en plus meilleure pour vos plantes.

Sachez que la consommation en litre par m² et par jour dépend du type d’arrosage. Ainsi :

  • pour arroser des arbustes, cette consommation est de 2,5 L ;

  • alors que pour arroser un potager, elle est de 6 L.

 

Dans le jardin d’une copropriété, si une piscine est installée, il est également possible d’avoir recours à l’eau de pluie pour remplir le bassin. Cette eau de pluie devra certes être traitée, mais sachez que le remplissage complet d’une piscine représente entre 50 000 et 90 000 L d’eau environ.

 

Outre utiliser l’eau de pluie, il est également possible de faire des économies d’eau en privilégiant un arrosage nocturne plutôt qu’un arrosage diurne. En effet, un arrosage en journée quand le soleil chauffe le sol est peu performant puisque l’eau s'évapore très vite. Le syndic de copropriété peut sensibiliser les résidents en les incitant à arroser les plantes le soir ou le matin lorsqu’il fait encore nuit.

 

Récupérer l’eau de pluie

Pour pouvoir récupérer l’eau de pluie et l’utiliser via le système d’arrosage automatique des jardins, il convient d’installer une ou plusieurs cuves de taille conséquente. Un réservoir enterré, une cuve aérienne ou un collecteur sont différents types de récupérateur qui peut convenir en copropriété. La quantité d’eau nécessaire à l’usage de l’arrosage automatique des jardins permet de déterminer quelle capacité de réservoir installer.

 

Un système de récupération des eaux de pluie permet de récupérer entre 80 et 90 % de l’eau qui tombe sur le toit, qu’il s’agisse d’un toit en pente ou d’un toit plat. Les gouttières permettent d’acheminer l’eau de pluie jusqu’au collecteur. Un filtre permet d’éviter que les brindilles, feuilles, insectes et autres ne soient transférés dans la cuve. En effet, ces éléments sont propices au développement de la vase.

 

Une cuve enterrée convient davantage pour un jardin de grande taille. En effet, le risque de contaminations bactériologiques est plus important hors sol où l’eau a tendance à chauffer. Une cuve hors-sol doit être placée à l’ombre si la configuration de la copropriété le permet.

 

Réglementation concernant l’usage de l’eau de pluie

L’eau de pluie est une eau non potable. Pour des raisons de sécurité évidentes, son usage pour l’arrosage du jardin est soumis à des réglementations. Une signalétique appropriée doit notamment être placée à proximité des robinets de soutirage de l’eau. La réglementation fixe plusieurs obligations :

  • l’eau de pluie doit être récupérée au niveau des toitures non accessibles seulement ;

  • seul les bâtiments ne présentant aucun risque de plomb ou d’amiante peuvent accueillir un système de récupération des eaux de pluie ;

  • une déclaration en mairie doit être réalisée par rapport au trop plein d’eau de pluie rejeté dans le réseau habituelle ;

  • l’entretien annuel de la cuve est obligatoire.

 

De plus, les réglementations en vigueur fixent les utilisations possibles des eaux de pluie. En extérieur, elles peuvent aussi bien servir au lavage d’une voiture qu’à l’arrosage des plantes, du jardin ou encore du potager. En intérieur toutefois, les eaux de pluie ne peuvent pas servir à tout. Elles peuvent uniquement être utilisées pour :

  • le lavage du sol ;

  • la chasse-d’eau des WC ;

  • l’arrosage des plantes ;

  • le lavage du linge dans une machine à laver.

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