Quel avenir pour le gaz dans les logements ?

L’arrivée de la RE2020, nouvelle réglementation environnementale pour les logements neufs, a élargi la vision de la construction. Les précédentes obligations, comme la Réglementation Thermique 2012, avaient sensibilisé l’opinion publique sur les économies d’énergie liées à la performance des logements. Afin d’augmenter la lutte contre le réchauffement climatique, la RE2020 introduit une nouveauté : le critère carbone sur le cycle de vie du bâtiment. Les émissions de carbone liées à sa construction, aux matériaux mis en œuvre, et aux consommations énergétiques devront diminuer. Dès lors, la rumeur s’est répandue que le gaz serait interdit dans les logements. Mais qu’en est-il vraiment ?

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Quel avenir pour le gaz dans les logements ?

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Quel avenir pour le gaz dans les logements ?

Les solutions gaz performantes autorisées dans la constructions neuves

 

Les équipements gaz restent des solutions réglementaires dans la construction neuve. Si la RE 2020 impose des critères ambitieux en matière de réduction des consommations d’énergie primaire, d’émissions de gaz à effet de serre et d’inconfort en été dans les bâtiments neufs, elle n’exclut pas le gaz pour autant.

 

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En effet, associé à un bâti bien isolé, les chaudières au gaz Très Haute Performance Energétique, aussi bien individuelles que collectives, permettent de respecter les seuils d’émission de carbone attendus pour la période 2022-2025. Ensuite l’association de la chaudière à un chauffe-eau solaire ou thermodynamique permettra de respecter les seuils d’émission de carbone fixés à partir de 2025. On parle d’hybridation comme dans l’automobile.

 

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Des solutions pour la rénovation énergétique des logements.

 

Si décarboner le logement neuf est une priorité, la rénovation du parc de logement est indispensable. Ce secteur est effet un des plus émetteurs de carbone en France et est une condition nécessaire à la réussite de la Stratégie Nationale Bas Carbone portée par la France. C’est aussi un moyen de lutter efficacement contre la précarité énergétique, en effet selon l’ADEME, 5 millions de foyers consacrent plus de 15% de leurs revenus pour chauffer leur « passoire thermique ».

 

Pour les chaufferies collectives, les chaudières THPE permettent des gains pouvant atteindre 30% par rapport à des installations vieillissantes au fioul. On estime à environ 300 000 logements en immeuble collectif qui pourraient encore se raccorder au réseau de gaz à proximité. Il ne sera pourtant plus possible de rénover une installation au fioul dès juin 2022. Les travaux de conversion de fioul au gaz sont simples, maîtrisés par la filière et permettent de réduire les charges de copropriété. De plus, les logements bénéficieront d’une meilleure étiquette énergétique. Un point important lorsque l’on sait qu’il sera interdit de louer des logements classés G dès 2025, et F en 2028.

 

Ces travaux permettentsereinement d’envisager une rénovation performante par étape en programmant également une amélioration énergétique globale du bâtiment (renforcement de l’isolation, de la ventilation…) lorsque la rénovation globale n’aura pu être réalisée dès le début pour des raisons décisionnelles ou financières.

 

 

Nécessaire au mix énergétique

 

Le gaz restera durablement présent dans le bâtiment car il permet de répondre au besoin de chauffage en hiver. Stocké en été, il est soutiré en fonction des aléas climatiques. Les infrastructures gazières garantissent la sécurité d’approvisionnement du système énergétique français. Face à un système électrique tendu en période froide et au développement du solaire et de l’éolien , le gaz reste donc indispensable au bouquet énergétique national.

 

De plus en plus vert

 

Stockable et performant, le gaz n’en reste pas là : il se verdit. Produit localement à partir de déchets agricoles et de biomasse, il est injecté dans les réseaux existants. Appelé biométhane, ce gaz vert présente de nombreux avantages. Il est compatible avec les équipements existants.  Son potentiel de production est significatif : il pèsera plus de 10% de la consommation en 2030 et peut représenter jusqu’à 100% de la consommation 2050[1]. Enfin, il permet de diviser par cinq le poids carbone du gaz naturel[2]. De nombreux français ont déjà fait le choix de souscrire un contrat de gaz vert auprès de leur fournisseur.



[1] Source étude ADEME « Mix de gaz 100 % renouvelable en 2050 ? »

[2] Source base carbone de l’ADEME

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